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Derrière la gratuité, il y a toujours un contribuable qui paie.

Nîmes Métropole a voté lors du Conseil Communautaire du lundi 7 décembre, la fin de la gratuité totale sur les transports publics de notre agglomération par la mise en place de la tarification solidaire. Pourquoi cette mesure était-elle nécessaire ?

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Il n’était tout simplement plus possible que le contribuable paie cette gratuité sans distinction de ressources chez les bénéficiaires, et il fallait donc apporter plus d’équité dans l’éligibilité des bénéficiaires. Les avantages sociaux doivent être accordés aux usagers sous conditions de revenus, et non suivant leur statut. « Ce qui est gratuit ne vaut rien ». En effet, dans une période délicate pour les finances des collectivités, payer un minimum pour l’utilisation d’un service public est une responsabilisation des utilisateurs et la démarche de ne pas faire supporter l’intégralité de ces coûts sur le contribuable. Nous, responsables politiques, devons avoir le courage de dire que tout ce qui est gratuit est toujours payé par un contribuable. Et tout en devant rester équitable et accessible aux personnes les plus défavorisées de notre territoire, le prix d’utilisation des transports publics dans notre agglomération doit être fixé en fonction des ressources, et non en fonction de catégories de personnes. C’est donc le sens de l’action menée par Nîmes Métropole via la mise en place de cette tarification solidaire : plus juste pour le contribuable, et plus responsable pour l’utilisateur.

À l’heure où la question du financement des transports publics est devenue de plus en plus aiguë, l’équilibre à trouver entre l’amélioration du niveau de recettes de trafic et le principe de solidarité est au cœur des débats. Nous avons donc remplacé les Pass sociaux existants par le Pass Solidaire qui supprime la gratuité, et accorde une réduction de 50 % par rapport au tarif tout public aux personnes et à leurs ayants-droit éligibles à la CMU ou attestant d’un niveau de quotient familial inférieur ou égal à 540. Ainsi, chaque usager participe au coût du service public, selon ses facultés contributives, et le poids des transports publics n’est donc plus seulement porté par le contribuable.

Yvan Lachaud

1 comment

  1. marie

    170 Euros pour un revenu senior très modeste c’est simplement prohibitif. De quoi rendre le centre ville encore plus morose si même les personnes âgées désargentées ne peuvent plus circuler. Merci !

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