Les établissements publics d’insertion de la défense (EPIDE) : un outil au service de l’insertion qu’il faut soutenir.

S’appuyer sur le savoir-faire de nos armées, sur la discipline et la rigueur des nos militaires pour améliorer l’insertion sociale de notre jeunesse est un atout dont nous nous sommes privés depuis trop longtemps.

 

Créés en 2005 par le volontarisme de l’amiral… ces établissement publics d’insertion pour l’emploi offrent aujourd’hui une deuxième chance à des jeunes qui retrouvent en plus d’une formation, trouvent des repères, la confiance en eux, et la conscience de leur utilité au sein de notre société.

 

Offert à des jeunes volontaires, ce dispositif propose un cadre strict et rassurant qui permet de garantir l’estime de chaque individu par la valeur de son travail et de ses efforts. Des valeurs qui bien souvent sont loin d’être mises en avant dans le cadre d’une société de la consommation où seul l’argent et l’attitude comptent.

 

Dans le rapport parlementaire sur le traitement judiciaire de la délinquance des mineurs, j’avais défendu la nécessité de redonner à notre jeunesse, les outils pour sortir de la spirale de la délinquance et rappeler qu’elle n’était pas une fatalité.

Une réponse pénale immédiate, accompagnée de dispositifs d’insertion aux moyens d’autant plus renforcés qu’ils sont avant tout orientés vers la formation et l’orientation, sont indispensables à un pays tel que le nôtre qui laisse, chaque année, des dizaines de milliers de jeunes sortir de l’école sans formation, même de base.

Je suis heureux que Monsieur le Préfet du Gard ait positionné Nîmes, avec Toulouse, et après Marseille et Bordeaux, sur ce terrain de l’insertion qui va, encore un peu plus, renforcer les liens entre l’armée et la population de notre territoire. La communauté d’agglomération, compétente en matière d’insertion, est prête à s’engager dans ce projet.

 

Yvan Lachaud