Faire mieux, moins cher

L’attribution du marché de l’eau et de l’assainissement a été adoptée mercredi 23 janvier dernier. Cette attribution au profit de la société Véolia va permettre à Nîmes Métropole d’économiser 80 millions d’euros sur les 8 prochaines années, mais aussi d’aller à la fois vers un réseau plus moderne, plus performant et plus transparent.

FAIRE MIEUX, MOINS CHER

Grâce à la renégociation des délégations de service public des transports et de l’eau et à une gestion serrée des coûts de fonctionnement, nous allons tripler les investissements de l’Agglomération : de 50,79 millions d’euros à mon arrivée à la tête de l’Agglo en 2014, nous allons passer à 88,9 millions d’euros en 2018 et 144 millions en 2019.

Sans augmenter les taxes : nous avons réduit la taxe d’ordures ménagères de 25% soit 6,6 millions d’euros de moins pour les habitants de Nîmes Métropole, et je vais proposer une nouvelle baisse de l’eau de 15%, ce qui fera moins 20%. Nous avons également baissé les abonnements des bus.

La dette représente 310 millions d’euros et non pas 400 millions comme nous le montrerons lors du vote du compte administratif qui aura lieu en mars. Soit 7 ans et demi de désendettement, sachant que l’État demande aux collectivités locales de ne pas dépasser 11 ans.

Les gros investissements :
Nous allons investir 118 millions d’euros sur la ligne de tram-bus T2 Paloma-Hôpital et la continuité de la ligne T1 vers Caissargues.

Sur l’eau et l’assainissement ça sera 27 millions d’euros, 10 millions d’euros sur les cadereaux d’Uzès et d’Alès. Nous devrons investir 15 millions d’euros sur une nouvelle station d’assainissement à Vacquerolles qui remplacera celle qui est le long de la route d’Alès en bas de l’hôpital.

Nous allons aussi investir sur la deuxième tranche de l’université Hoche, 5 millions d’euros, et sur le parc économique Eerié 2 (Georges-Besse), 6,7 millions d’euros. Par exemple, l’université du Cadref (université du 3e âge) qui concerne 2800 personnes à Nîmes, va s’y installer. Nîmes compte actuellement 15 000 étudiants. J’espère que nous atteindrons les 25 000 à 30 000 d’ici dix ans. Il y a de plus en plus de bacheliers, nous devons donc investir dans la formation. Par exemple en créant un CFA de biologie, une formation bac pro et BTS avec 200 jeunes en formation sur l’aéroport en 2019. Nous sommes le 2e centre de formation aux métiers de l’aéronautique de la région après Toulouse.

Nous allons donc investir dans l’aéroport. Côté voyageurs, je négocie pour avoir une ligne de plus vers l’Europe du nord avec Ryanair. Côté entreprises, nous avons une douzaine de demandes d’entreprises qui aimeraient s’y installer. Mais nous devons construire de nouveaux hangars. Notamment pour l’entreprise Sabena qui a besoin d’un hangar de 10 000 mètres carrés pour l’entretien des Airbus A 330. Nous allons donc construire deux hangars neufs.

Nous devons aussi investir dans le tourisme. La nouvelle gare qui ouvrira à Manduel le 15 décembre de cette année va mettre Paris à 2h35 de Nîmes et 1,2 million de passagers par an sont attendus. Il y a le projet de parc Magna Porta mais je ne veux pas trop m’avancer sur un projet qui peut encore changer selon les investisseurs. Nous attendons de savoir si le projet de parc aquatique (le canal BRL passe à côté) basé sur la romanité sera retenu par la Région qui veut créer un parc régional. Pour l’instant, on a un projet qui s’oriente vers un  parc ludique basé sur la mythologie autour d’un gladiateur, Neptunus. On a aussi l’idée d’aménager des ronds-points romains sur la route de Beaucaire… Mais je ne veux pas m’avancer car tout dépendra des investisseurs.
Nous pourrions aussi créer sur place un grand équipement sportif qui servirait pour les Jeux Olympiques. C’est un investissement de 30 millions d’euros. Nous souhaitons enfin créer un labo de recherche avec la fac autour du tourisme. Tout cela va créer des emplois.

Sur le plan de l’emploi, qui est notre obsession quotidienne, il y a eu 2000 entreprises de plus dans l’Agglo entre 2014 et 2018 dont un quart dans les zones d’activité économique, soit entre 4 500 et 5 000 emplois nouveaux. Si Sabena ouvre son unité A 330 sur l’aéroport, ce sera 80 salariés de plus. Nous attendons une entreprise de logistique qui est intéressée par l’ancienne base Ocvia (pour le contournement de la ligne TGV) qui créera 1 500 emplois.  L’entreprise ASICS s’installera à Nîmes en septembre, avec 180 emplois. Nous attendons aussi l’arrivée probable d’une entreprise de 400 salariés. Mais on ne peut rien en dire tant que le comité d’entreprise n’a pas été consulté.