J’ai honte pour notre démocratie.

J’ai honte pour notre démocratie.

Hier soir en conseil communautaire, nous avons vécu la confrontation de deux mondes. Et cette confrontation m’a fait honte.

Oui, d’un côté, des élus, en mal de communication. Alternant entre la critique politicienne, la mauvaise foi, et la démagogie. Hier soir, certains ont cru bon d’aller plus loin encore, et de faire de la politique un spectacle. Ils ont cru bon de porter un gilet jaune en prétendant porter leur voix, et de représenter les entreprises de ce territoire en demandant des baisses d’impôts sans pour autant en trouver les compensations en terme de dépenses.

De l’autre côté, des citoyens. En colère. Une colère que je pense souvent mauvaise conseillère. Mais qu’il faut entendre car c’est une colère digne.

Du premier coup d’œil, ils ne pouvaient pas soupçonner le ridicule de la situation dans laquelle nous nous trouvions. Car, ce sont des gens honnêtes, des gens sincères, qui réclament l’exemplarité de leurs élus. Or, cette exemplarité, elle est bien loin de l’image donnée hier soir. Oui, j’ai honte, et j’ai mal à la démocratie; que je voudrais apaisée, bien informée, constructive et positive.

 

J’ai honte du spectacle donné hier soir devant ces gilets jaunes. J’ai honte aussi devant les maires de l’agglomération, et les élus de bonne volonté qui se demandent quel est ce cirque, initié depuis que, pour certains, seules les prochaines municipales comptent. J’ai honte enfin pour nos entreprises qui sont prises en otage des blocages ; des blocages que l’impéritie de dizaines d’années d’immobilisme a provoqué.

Cela ne fait que conforter ma volonté de continuer à travailler pour le développement économique, pour l’emploi, pour la formation des jeunes et pour faire baisser la pression fiscale.